Édition 2015

thème "Le végétal en ville : de la qualité de vie pour tous"

Les lauréats

Le Prix 2015 a été remis au Centre culturel de Ganshoren La Villa asbl, pour un projet comportant animations et création d’une exposition collective et participative «Notre marais/un marais dans la ville» (titre provisoire!), centré sur les marais de Ganshoren.
Le projet a démarré dès cet automne 2015 et s’étalera sur le premier semestre 2016. Votre participation est bienvenue!

Quelques détails sur le thème

Le végétal est présent en ville sous différentes formes : espaces verts plus ou moins diversifiés en espèces et en structure (nombre de strates…), arbres/arbustes d’alignement le long des voiries, plantes grimpantes, etc. Tous les types de quartiers peuvent ainsi connaître une verdurisation, perçue par nombre d’habitants comme un plus pour leur « cadre de vie » : elle améliore l’habitabilité du milieu urbain pour l’espèce humaine, de façon consciente ou non.

À cet impact psychologique peuvent venir s’ajouter d’autres bénéfices sur la santé et le bien-être, dont les plus documentés scientifiquement sont :
  • le piégeage (éventuellement la métabolisation) de certains polluants de l’air, quantitativement bien marqué lorsque la surface des feuillages est importante ;
  • une atténuation des îlots de chaleur urbains, et donc des conséquences des canicules, par le biais de plusieurs mécanismes : couverture et ombrage de matériaux minéraux, évapotranspiration (consommatrice de chaleur latente).
Dans certaines situations, les végétaux urbains peuvent aussi contribuer positivement au fonctionnement écosystémique de la ville, lui-même porteur d’une meilleure intégration de l’Homme dans son environnement :
  • par les multiples effets de la végétation (surtout associée à un sol) sur le cycle de l’eau : interception/évaporation de précipitations, infiltration accrue, absorption/évapotranspiration…;
  • le recyclage sur place de la matière organique, en particulier par compostage, qui peut être qualitativement amélioré via l’utilisation de matériel ligneux issu de la gestion des arbres et arbustes (broyat produit localement);
  • l’accueil de la vie sauvage : diversité en espèces et en structure permettent à la végétation d’offrir de multiples ressources aux espèces animales et fongiques ; par exemple, des haies bien conçues offrent abris et nourriture alternative à des insectes auxiliaires, aidant à se passer d’insecticides au jardin…;
  • une production locale de légumes, fruits, condiments… (pragmatiquement: quantité et qualité des productions, opportunités de formation professionnelle ; ou plus symboliquement : pour recréer du lien à la terre et du lien social auprès des citadins…).
Construire un projet d’éducation permanente qui mette en évidence de tels bénéfices – et le fait qu’ils peuvent profiter à tous, et non uniquement à une minorité d’« amoureux de la nature » – ne veut pas dire pour autant qu’il faille nécessairement cacher les limites et contraintes liées à la végétation en ville !/

Par exemple, le travail de sensibilisation peut inclure des thèmes comme :
  • la nécessité d'un entretien des aménagements végétalisés (les moyens...) ;
  • l’indispensable gestion de la matière organique qui en découle ;
  • une attention particulière aux pollens allergènes, e.a. pour certains arbres/arbustes ;
  • l'inadéquation entre alignement d'arbres à large couronne et rues trop étroites (si la circulation automobile est dense: stagnation des polluants à hauteur des habitants...).