Édition 2012

Rencontres autour du "Planter malin"

Le lauréat

Le jury a désigné comme lauréat le collectif forestois Erow Projects, pour son projet d'implantation d'un verger participatif dans le parc Jupiter (entre parc Duden et parc de Forest, en contrebas du panorama; classé comme site), à développer en partenariat avec la commune de Forest, propriétaire du site, et l'échevinat de l'Environnement...

D'autres partenaires permettront de mener le travail d'éducation permanente, basé sur une sensibilisation à divers aspects: la place des arbres fruitiers en ville, l'alimentation durable... mais aussi les particularités de l'espace vert existant.

Des activités grand public sont organisées régulièrement, n'hésitez pas à participer!

Objectif

Mener, en Région de Bruxelles-Capitale, un projet d’éducation permanente autour du thème du végétal en ville, sa place et ses fonctions - autre que celle de simple "décor vert".

À propos du thème

Planter malin consisterait à créer des conditions propices à un entretien malin :
  • sans insecticides, fongicides...;
  • économe en eau (pas d’arrosage systématique à l’eau de distribution...) et en énergie;
  • recyclant sur place la matière organique;
  • etc...

c'est-à-dire propice à une gestion plus durable des éléments végétalisés de la ville.

Planter un rosier dans un tel environnement (très minéral, sol saturé d'azote...), c'est s'exposer aux pullulations de pucerons.

Quelques pistes

Elles peuvent s’appliquer aussi bien aux parcs et jardins, qu’aux potagers, parterres ornementaux, façades vertes...
  • Les mauvais choix sont souvent ceux où le végétal est vu comme simple élément de « décor », sans tenir compte de ses besoins (en eau, en sol équilibré, en protection contre insectes & Co.), ou des rôles qu’il peut jouer (dans le cycle de l’eau et de la matière organique, donc dans l'équilibre des sols; comme support d’une diversité animale - gage de meilleure régulation des populations de « ravageurs »...);
  • Les bons choix privilégient un fonctionnement « en écosystème » de la ville, ainsi que la création d’un vrai réseau écologique fonctionnel. Où le végétal peut alors interagir efficacement : avec le sol, avec de nombreuses autres espèces;
  • Les bénéfices (environnementaux, humains) de l’entretien peuvent être maximisés, et ses coûts (financiers, environnementaux: nuisances) réduits. Par exemple, en passant localement à une gestion participative de certaines parcelles d'espaces verts, qui permet aussi une forme de contrôle social.
L'entretien de ce "mur vert" génère diverses nuisances: bruit, consommation de carburants, exportation de "déchets verts" mal compostables (ici, le laurier-cerise)... et très peu de bénéfices (travail perçu comme une corvée; milieu d'utilité réduite pour la faune; sous-produits inutilisables). Le végétal n'est essentiellement ici qu'un élément de décor.
Pour que ces choix puissent être posés par les acteurs de terrain, actifs dans le développement de leur quartier, un travail d’éducation permanente prend tout son sens : échange de connaissances et d’expériences, rencontre avec des personnes-ressources... devraient contribuer à faire évoluer la perception du végétal en ville.